Portrait d'une modéliste

Bérengère Saint Pierre ne s'est jamais rêvée autrement que styliste. Formée à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne pour apprendre son métier de styliste-modéliste, Bérengère entre ensuite chez le couturier Elie Saab qui la forme durant quelques années.
Enfin, elle intègre l'Institut Français de la Mode (un master en management) pour peaufiner son approche tactique du métier, avant de lancer la Maison qui porte son nom pour se consacrer à cet objet de désir qui s'invite, avec un souffle nouveau, dans l'imaginaire du 21ème siècle: la robe de mariée.
Dans une autre vie, elle sera peut-être sculpteur. Son grand-père était écrivain et poète. Bérengère ne peut pas vivre sans les mots. Alors avec ses robes, elle raconte des histoires.

 

Une Parisienne se marie

A la manière de la Parisienne de naissance et d'essence qu'elle est, Bérengère « écrit » des robes de mariées qui ont de la conversation et de l'esprit : la marque de fabrique de la Parisienne éternelle, celle qui traverse la place de la Concorde ou le Boulevard Saint-Germain en dehors des passages piétons, ne suit pas d'autre mode que la sienne, respire l'air du temps comme personne, avec ce petit « twist » qui fait la différence.
Croisant son propre imaginaire avec cette icône qui a toujours fui les conventions, Bérengère revisite les codes de la robe de mariée pour une Parisienne hors frontières libre dans sa tête qui sait que l'audace contient du pouvoir et de la magie...

 

Côté Atelier

Elle ne travaille presqu'exclusivement que le biais, une technique qui permet à l'étoffe de tomber tout en souplesse sur le corps, et de donner une grande fluidité à ses modèles. Une technique où le tissu « dicte » en quelque sorte la façon dont il veut tomber. Une manière aussi de draper l'étoffe en la contraignant le moins possible : la matière se fait sculpture, les lignes fluides d'adaptent à toutes les morphologies et donnent naissance à des robes faites pour bouger.
Ses robes de mariées sont toujours de teinte écrue, la couleur naturelle de la soie, qui se fond sur tous les types de carnation et accroche la lumière.